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LES MAIRES DE CAVAILLON DE 1790 à 2008
 
 
34. Henri BLAZE (mars 1852 - mars 1857)
D’une famille de notaires et de musiciens, Henri est le frère de Castil Blaze. Alors que la répression se poursuit contre les opposants au régime, Cavaillon se développe considérablement grâce à la soie et à l’agriculture. Blaze démissionne de sa fonction. (1798 – 1872)
 
35. François TOUREL (mars 1857 - septembre 1865)
Négociant actif et riche par son usine de soie, Tourel est attaché au développement de Cavaillon. Favorable au gouvernement impérial, il est entouré de conseillers légitimistes et libéraux, mais il doit lutter contre l’influence grandissante des républicains cavaillonnais. (1800 – 1890)
 
36. Joseph Félix de CROUSNILHON (septembre 1865 - septembre 1870)
Fils d’Alphonse, riche propriétaire terrien, catholique, il est nommé par un décret impérial. Il applique les idées libérales mais doit affronter l’opposition de plus en plus forte des républicains. A la chute de l’Empire, il est remplacé par le président du comité républicain, Aimé Boussot. (1818 – 1891)
 
37. Aimé BOUSSOT (septembre 1870 - février 1874)
Une fois passé l’effort de guerre, il se consacre à l’éducation. Une seconde fois, il est victime d’une épuration, par le retour d’une présidence à caractère antirépublicain. A soixante-deux ans, il continue à s’occuper de ses malades qu’il n’a jamais abandonnés, sans pour autant renoncer à ses convictions.
 
38. Albert de BONADONA (février 1874 - janvier 1878)
Dans le cadre de l’Ordre moral, le Président Mac Mahon nomme le comte de Bonadona originaire de Mallemort-du-Comtat. Excellent administrateur, celui-ci met toute son énergie dans la lutte antirépublicaine au moment des élections, notamment en manifestant contre la venue de Gambetta. Il démissionne. (1838 – 1908 ?)
 
39. Paul BRUSQUE (janvier 1878 - 8 avril 1885)
Elu, ce médecin cavaillonnais donne à l’administration un cadre plus conforme avec la République, surtout sur la question scolaire. Il démissionne après sa nomination à l’hôpital de Perray-Vaucluse (Seine et Oise). (1847 – 1889)
 
40. Dominique CHABAS (mai 1885 – mai 1888)
La division entre républicains se fait jour ; ce propriétaire terrien élu parvient mal à l’empêcher. Il sera battu aux élections. (1827 - 1895)
 
41. Aimé BOUSSOT (mai 1888 - mai 1892)
Une troisie fois, Boussot tente de faire l’union républicaine. Homme intègre, juste, sans ambition personnelle, il lutte pour un idéal accessible, en restant farouchement opposé aux manigances, arrangements et manipulations.
 
42. Jacques Amédée PELEGRIN (mai 1892 - mai 1904)
La ville se développe activement, mais la division entre socialistes et républicains modérés s’accentue. Miné par la maladie, il ne peut empêcher les tensions de d’exacerber. (1847 – 1906)
 
43. Edmond CAPEAU (mai 1904 - août 1904)
Gendre d’Aimé Boussot, médecin, il affiche des idées socialisantes qu’il ne parvient pas à imposer. Sa vie familiale malheureuse entraîne son désengagement politique. Il démissionne. (1841 – 1913)
 
44. Véran ROUSSET (octobre 1904 - septembre 1905)
Ce notaire affiche des idées socialistes qu’il tente d’appliquer pour la ville (loi sur les associations, laïcité…). Des mouvements sociaux troublent les activités industrielles ; une opposition radicale active parvient à le faire suspendre ; il est ensuite battu aux élections. (1873 – 1945)
 
45. Joseph GUIS (septembre 1905 - mai 1935)
Notaire radical cavaillonnais, cet ancien président du conseil général met son énergie au service du développement agricole de Cavaillon. Ses qualités d’administrateur se manifestent pendant la Grande Guerre. Homme secret, célibataire, il règle tous les probles seuls ; aucune opposition ne parvient à le déloger pendant ses cinq mandats successifs. (1862 – 1943)
 
46. Hilarion BRUN (mai 1935 - avril 1937)
Médecin à Cavaillon, Brun est un socialiste qui s’inscrit dans le mouvement du Front Populaire. Homme intègre et généreux, il se heurte à une opposition radicale qui parvient à le faire démissionner. (1889 – 1970)
 
47. Etienne ACCARIE (avril 1937 - avril 1943)
Expéditeur cavaillonnais opposé aux socialistes, sous son mandat éclate la deuxie guerre mondiale. (1904-1977)
 
48. Joseph Paul DAME (avril 1943 - août 1944)
Entrepreneur de maçonnerie, il dirige la ville pendant une époque particulièrement trouble. (1897 – 1975)
 
49. Emile VIENS (août 1944 - novembre 1945)
Il est désigné par le Comité de Libération avant d’être élu pour quelques mois. (1898 – 1979)
 
50. Fleury MITIFIOT (novembre 1945 - mars 1977)
Le mandat le plus long pour cet imprimeur cavaillonnais, qui affiche des idées socialistes. (1912 -2002)
 
51. Fernand LOMBARD (mars 1977 - mars 1989)
Directeur de société, Fernand Lombard est un républicain, laïque. (1919 – 1998)
 
52. Maurice BOUCHET (mars 1989 - mars 1992)
Directeur d’une entreprise de transport, homme énergique, son mandat est interrompu par son décès brutal. (1925 – 1992)
 
53. Maurice GIRO (mars 1992 -mars 2008)
Adjoint de Maurice Bouchet, réélu, il est député de Cavaillon de 2002 à 2007.
(né en 1932)
 
54. Jean-Claude BOUCHET (mars 2008 - ...)
Député de Vaucluse depuis 2008. Maire de Cavaillon.

 
      
 
Extrait de l’ouvrage "Cavaillon et ses Maires, 1790 - 1939" - par Jean Giroud, édité par la mairie de Cavaillon. En vente aux musées de Cavaillon.
 
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