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LES MAIRES DE CAVAILLON DE 1790 à 2008
 
 
1. Guillaume TIRAN (juillet 1790 - février 1791)
Fils d’un cordonnier cavaillonnais, il a été sergent dans l’armée française et l’un des chefs de la légion cavare ,avant d’être élu. Sous son mandat, à deux reprises, les patriotes avignonnais et les troupes de Carpentras s’affrontent sous les murs de la ville. (né en 1746 – décédé en 1821)
 
2. Jean Joseph REYRE (février 1791 - novembre 1791)
Bourgeois cavaillonnais, il cherche refuge auprès des régiments français qui occupent la ville tandis que le Comtat est réuni à la France. Il abandonne sa fonction. (1735 – 1797)
 
3. Claude CHABRAN (janvier 1792 - septembre 1792)
Ardent patriote cavaillonnais, il a fait carrière dans l’armée avant d’adhérer au mouvement révolutionnaire. Il sera fait prisonnier pour avoir lutté contre les troupes du Comtat. Elu, il s’intéresse à l’enseignement, rebaptise les rues et applique les nouveaux décrets. Son corps est retrouvé sur les graviers de la Durance. (1742 – 1792)
 
4. Marc Magloire CHAVAGNAC (septembre 1792 - janvier 1793)
Originaire d’Eyguières, ce riche propriétaire terrien est choisi par les conseillers. Elu membre du directoire d’Avignon, il abandonne son fauteuil. (1743 – 1833)
 
5. Jean Joseph DUPUY (ex marquis de Montbrun) (janvier 1793 - août 1794)
Cet ancien noble, fils d’un chevalier cavaillonnais et de Thérèse de Brignan, officier à Pondichéry, abandonne titres et grades pour devenir simple citoyen, mais colonel de la légion cavare. Elu, il applique les décrets révolutionnaires, tant contre les prêtres réfractaires qu’à l’encontre des suspects. Il essaie d’apaiser les misères de la population qui souffre des levées et des restrictions. Dupuy épouse la fille du seigneur de Graveson, de Clémens. Le représentant en mission Maynier le destitue pour instaurer le syste des présidents (nommés) qui restent vingt jours en place. (1737 – 1798)
 
6. Hyacinthe SABATIER (août 1794) - 1er Président
Homme de lettres, poète, surnommé le "Pindare cavaillonnais", il fait carrière à Paris et devient professeur de Belles Lettres. Choisi par Maynier, il use de son influence pour apaiser les maux de ses concitoyens. (1726 – 1806)
 
7. Gabriel Véran THEVENET (août 1794 - septembre 1794) - 2e Président
Ce joaillier cavaillonnais se heurte aux mêmes probles de pénuries qui accablent la ville. (1756 – 1834)
 
8. Jean VIDAU (septembre 1794 - octobre 1794) - 3e Président
Après avoir prêté serment, il applique comme ses pairs les mêmes mesures imposées par le district d’Avignon, tant sur les familles de volontaires que sur les nécessaires réquisitions.
 
9. Louis ATHENOSY (octobre 1794) - 4e Président
Né d’une famille de boulangers dont il exerce le métier, il manifeste toute sa vie son engagement républicain. (1762 – 1837)
 
10. Lange Mardochée COHEN (octobre 1794 - novembre 1794) -5e Président
Juif cavaillonnais, il est le dernier président décadaire, l’épuration commençant. On dit qu’il aurait sauvé des tableaux dans l’église lors des excès des patriotes. (1743 – 1813)
 
11. Jean-Joseph DUPUY (ex marquis de Montbrun) (novembre 1794 - novembre 1795)
Rappelé, il affronte une situation difficile ; le blé manque, des troubles éclatent, le nombre de réfractaires augmente. Nommé au directoire d’Avignon, il abandonne sa fonction.
 
12. Jean MONTSARRAT (novembre 1795 – mars 1797)
Le président élu de la commune-canton de Cavaillon, est un horloger. Dès le début, il constate l’état de profonde misère de la ville. La contre-révolution se manifeste ; les levées se multiplient. Il n’est pas tiré au sort pour une réélection. (1740 – 1810)
 
13. Jacques Toussaint PEYTIER (mars 1797 - octobre 1797)
Maçon cavaillonnais, ce président doit résoudre des probles de sécurité car la tension monte. Des démissions se produisent parmi les élus. Il est suspendu. (1744 – 1815)
 
14. Antoine CAMUSOT (octobre 1797 - avril 1798)
Ce Pertuisien haut en couleurs affronte les effets de la contre-révolution qui se manifeste dans la région. Des mesures de police sont prises en ville. (1756 – 1838)
 
15. César François ROCHE (avril 1798 - janvier 1800)
Pendant son mandat, ce chaufournier de Cavaillon doit accueillir les troupes en partance pour l’Italie. Il faut trouver des subsistances ; la population, lassée, rechigne. Découragé, incapable de faire face à une situation désastreuse, Roche démissionne. (1751 – 1832)
 
16. Jean Véran PEGUE (janvier 1800 - janvier 1800)
Confronté aux mêmes probles que son prédécesseur, il démissionne au bout d’un mois. (1749 – 1804)
 
17. Louis ATHENOSY (janvier 1800 - février 1800)
Rappelé pour un second mandat, ce thermidorien engagé ne résout pas mieux la difficile situation de la ville ; il démissionne à son tour.
 
18. Jean Véran PEGUE (mars 1800 - avril 1800)
Malgré son expérience, après une vacance de la fonction de maire, Pègue ne parvient pas à trouver de l’argent ni des subsistances. Il démissionne. Faute de maire, pendant trois semaines, l’agent national Abondance Petibon assure le fonctionnement de la commune.
 
19. André FAURE (juillet 1800 - avril 1805)
Notaire, ancien agent national à Cavaillon, Faure a largement participé à la Révolution. Nommé par Bonaparte, la paix revenue, il remet en route la machine économique et applique les nouvelles lois. Un décret le destitue, sans doute pour faute professionnelle. Deux adjoints (Monestier puis Lieutard) assurent un intérim d’un an. (1749 – 1821)
 
20. Jean Baptiste SENCHON DE BOURNISSAC (janvier 1806 - mai 1815)
Lieutenant du Roy à la citadelle de Pont-Saint-Esprit, cet officier de Noves a fait une longue carrière militaire. Nommé maire à soixante et treize ans, il ne cherche qu’à maintenir le calme. Toujours fidèle à ceux qu’il sert, il exécute les ordres donnés. Il a épousé Victoire Merle de la Gorce. Son frère a été guillotiné et ses neveux de Noves se feront connaître pour leur antibonapartisme. Il est destitué lors des Cent Jours et cède tranquillement la place. (1732 – 1824)
 
21. Thomas CHABRAN (mai 1815 - juillet 1815)
Nommé par l’empereur à son retour de l’île d’Elbe, l’oncle du général, ancien prêtre de Ménerbes, engagé dans la Révolution, Thomas Chabran reste peu de temps. Après l’abdication de Napoléon, il quitte discrètement la ville. (1843 – 1820 ?)
 
22. Jean Baptiste SENCHON DE BOURNISSAC (juillet 1815 - juillet 1823)
Réinstallé à soixante et dix-huit ans, il maintient la ville dans un calme placide ; aucun trouble important ne se manifeste ; la religion retrouve ses droits. Bournissac meurt de vieillesse, sans postérité.
 
23. Joseph CHABRAN (juillet 1824 - juillet 1830)
Après un intérim d’un an (Potingon puis Lemaistre), ce général d’Empire né à Cavaillon est nommé maire. Il s’est rendu célèbre par sa bravoure aux guerres d’Italie. Tombé en disgrâce, il se rallie aux Bourbons. Riche propriétaire terrien, il s’applique à résoudre des questions relatives à l’agriculture (limites, bois du Luberon, canaux…) Après les Trois Glorieuses, il quitte la ville et réside à Avignon où il est enterré. (1763 – 1843)
 
24. François Joseph Félix SILVESTRE (août 1830 - mai 1831)
Riche propriétaire terrien, juriste, originaire de Gordes, polémiste, il voit le début de l’éclosion industrielle de la ville (magnaneries). Nommé juge de paix, il démissionne. (1796 – 1874)
 
25. Joseph Esprit ATHENOSY (août 1831 - janvier 1832)
Fils de Louis, boulanger aussi, il est nommé provisoirement pour préparer l’arrivée d’un nouveau maire, fonction peu briguée. Il doit résoudre les heurts entre républicains et carlistes. (1791 – 1878)
 
26. Antoine DERRIVE (janvier 1832 - juin 1835)
Nommé presque à son corps défendant, Derrive assiste au développement industriel et agricole de la ville. Les finances sont saines, des écoles créées ; les voies de communication facilitent les échanges. (1774 – 1839)
 
27. Fidèle CAVALIER (juin 1835 - mars 1836)
Il est propriétaire terrien, marié avec Marguerite de Carmejane. Son mandat est abrégé par une maladie qui l’emporte.(1787 – 1836)
 
28. César Henri de GINESTOUS (juillet 1836 - octobre 1837)
Fils d’officier, il porte le titre de baron et possède des terres. Il épouse Alix de Crousnilhon. Ce fervent catholique est à l’origine de l’installation des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cavaillon. (1804 – 1894)
 
29. Alphonse de CROUSNIHON (octobre 1837 - novembre 1843).
Beau-père du précédent, de Crousnilhon a participé comme officier à la campagne de Russie. L’extension industrielle permet le développement de la ville ; l’opposition républicaine s’affirme. (1792 – 1862)
 
30. Valère MARTIN (novembre 1843 - septembre 1844)
Homme de lettres, érudit, ce cavaillonnais est le grand-père de Joseph d’Arbaud. Son court mandat est abrégé par les tensions qui règnent entre "Blancs" et "Rouges". (1808 – 1879)
 
31. Antoine DERRIVE (septembre 1844 - février 1848)
Succédant à un conseil fortement clérical, ce maire modéré est entraîné par le courant républicain naissant. La ville continue à prospérer. La Seconde République met un terme à son mandat.
 
32. Aimé BOUSSOT (février 1848 - juin 1849)
Issu d’une famille républicaine, ce médecin n’aura de cesse de faire passer ses idées dans la pratique. Appelé lors de la Révolution de février, il est consacré maire et lutte contre le cercle royaliste local. Boussot est révoqué par le préfet. (1812 – 1904)
 
33. François GUENDE (septembre 1849 - février 1852)
Riche négociant en soie, il est entré dans la famille Jouve. Désigné par le préfet, il doit essayer d’apaiser les tensions politiques qui marquent cette période. Le coup d’Etat de Louis Napoléon met fin à son mandat. (1789 – 1859)
 
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